Jean-Baptiste LOUVET de COUVRAI. 1760-1797. Écrivain auteur de Faublas, député d...


Jean-Baptiste LOUVET de COUVRAI. 1760-1797. Écrivain auteur de Faublas, député de la Convention.
2 L.A.S à Mlle Mestais et à sa Lodoïska, (avec apostille autographe de Mlle Mestais). (octobre 1791).
3 pp. ½ in-4, apostille sur une des lettres.

Belle correspondance à la confidente de Lodoïska, mademoiselle Mestais, que Louvet appelle familièrement « ma femme », mentionnant l’esprit révolutionnaire à Paris, et lettre écrite au moment du divorce de Mde Cholet ; Ne vous réjouissez pas tant, ma femme ; ce n’est que moi qui vous écris, ce n’est pas elle. Dans quel chagrin je l’ai vue plongée. Vendredi soir j’étais chez elle ; arrive une lettre de Mde de La Plaigne qui lui mande que le lendemain, elle la conduise à Vaucresson, où sa mère l’appelle d’une voix mourante. En ce moment, sa malheureuse fille vous eut déchiré le cœur. On lui disait que sa mère avec été administrée, elle la voyait morte. Pénétrez-vous de son désespoir (…). Ce n’est qu’avec une peine extrême que je suis parvenue à faire rentrer un rayon d’espérance dans ce cœur navré (…). Je n’ai pas besoin de vous dire que Mde Cholet ne quittera que quand Mde Denuelle sera en pleine convalescence. Nous voici pendant longtemps peut-être, privés, vous de sa correspondance, moi de sa société (…). Je voudrais, ma femme, vous entretenir des affaires publiques ; mais je n’ai pas un instant. Seulement, je vous dirai qu’il me semble qu’on travaille plus que jamais le Peuple de Paris à qui l’on voudrait bien inoculer le pur ou l’impur royalisme ; j’aime à croire qu’on n’y parviendra pas (…). Sachant Lodoïska sur le chemin de Paris, Louvet adresse à sa confidente une lettre pour « sa bien aimée » ; Est-ce que tu ne serais pas maintenant à Paris ? ton père et ta mère ont dû revenir hier. Mde Vigny les attendait du moins (…). C’était une belle occasion que le retour de ton père, d’arriver toi-même, sans que ton mari put t’accuser d’impatience (…). J’espère encore qu’au moment où j’écris, tu es arrivée ; juge de mon chagrin, si ma lettre te trouve à Nemours (…). Lundi, mardi, mercredi, on devait signer et l’on ne signe pas aujourd’hui encore (…). Louvet donne les détails de leur rendez-vous samedi. Suit l’apostille : Signée son acte de divorce avec le consentement de son époux, de son père, pour faire de Louvet son second époux qu’elle avait aimé, il est vrai dès 17 ans.


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